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Pour savoir, il faut s’imaginer, pour s’imager, il faut …

Pour savoir, il faut s'imaginer, pour s'imager, il faut ... dans André Gorz image001

Ecarter, désynchroniser, création de zones grises pour capture et/ou déverse.

Pour savoir, il faut s’imaginer, pour s’imager, il faut … démon-remonter.

Petite mise en code barre parallèle.
Coupure entre production et reproduction chez les plantes photosynthétiques, droit de propriété collé dans les semences et limitation des possibilités de sélections et de croisements pour l’agriculteur.
Coupure entre production et reproduction chez les hommes « photo-synthétique », droit de propriété collé dans les images et limitation des possibilités de sélections et de (re)montages pour le spectateur.

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« (…) pour réfléchir sur une perception l’image que nous en avons reçue, il faut que nous puissions la reproduire, c’est-à-dire la reconstruire par un effort de synthèse. On a dit que l’attention était une faculté d’analyse, et l’on a eu raison ; mais on n’a pas assez expliqué comment une analyse de ce genre est possible, ni par quel processus nous arrivons à découvrir dans une perception ce qui ne s’y manifestait pas d’abord. La vérité est que cette analyse se fait par une série d’essai de synthèse, ou, ce qui revient au même, par autant d’hypothèses : notre mémoire choisit tour à tour diverses images analogues qu’elle lance dans la direction de la perception nouvelle. Mais ce choix ne s’opère pas au hasard. Ce qui suggère les hypothèses, ce qui préside de loin à la sélection, ce sont les mouvements d’imitation par lesquels la perception se continue, et qui serviront de cadre commun à la perception et aux images remémorées. »

Henri Bergson. Matière et mémoire, essai sur la relation du corps à l’esprit. Édition électronique a été réalisée par Gemma Paquet, réalisée à partir de Matière et mémoire. Première édition : 1939. Paris: Les Presses universitaires de France, 1965, 72e édition, 282 pp. Collection: Bibliothèque de philosophie contemporaine, p. 61.

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Bergson, pour réfléchir sur une perception l’image que nous en avons reçue, il faut que nous puissions la reproduire, c’est-à-dire la reconstruire par un effort de synthèse.
Accès à la connaissance par le remontage, reconstruction et simulacre mimétique de cette activité de sélection que nous opérons en permanence dans la fourmilière du réel. Chimie de synthèse, se donner à percevoir nos nourritures, nos poisons, utile propre variable selon les coordonnées de tel ou tel corps.

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« L’imagination avec le montage : l’imagination est d’emblée un montage, de par les images qu’elle associe, qu’elle saisit et qu’elle laisse ressurgir, remonter. Une part du travail de l’imagination est ainsi consciente, articulée à la raison, à l’organisation de la pensée. Une autre part en est l’inconscient, le condensé, le symptôme, si bien que l’imagination agence les images suivant des relations, des correspondances et des rythmes – entre ressemblance et dissemblance, liaison et déliaison, synthèse et déconstruction – qu’il s’agit finalement d’arrêter, de monter, ne serait-ce que pour les exposer, les traduire. Le montage serait le moment éthique et esthétique de l’imagination, parce qu’il est travail sur la forme et mise en forme. Il est principe d’écriture des images. » 
Mathilde Girard, Imaginer, monter – facultés politiques.

http://www.dailymotion.com/video/x5f9w9 (Re)Montage, dedoublage, mise en perspective de ses archives.

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Cette séparation entre production et reproduction, plantes, images, etc., ouvre à un devenir hacker. La nature ayant horreur du vide, cette séparation produit l’espace, habitat ou niche « écologique » d’occupation pour ces populations de hackers.
Hackers ou petits démons-remonteurs, ceux dont la fonction est de casser des liaisons. Par exemple celles condensées dans des images, libérant ainsi une énergie immatérielle qui, (re)mise en circulation devient énergie sociale potentielle. Le hacker décomposeur – décodeur occupe ainsi une fonction de pré-recyclage dans la chaine socio-alimentaire des images, des idées, nourrissant les saprophages de l’essaim social, et par suite, le terreau de la banque des images, le sol de nos idées.
Séparation entre production et reproduction, nous assistons aujourd’hui à de multiples « pesticides » tentatives de désaffection comme de désinfection de l’espace ainsi crée.
A bien des égards, Hadopi est un puissant pesticide social, celui-là même qui est en charge de priver de vie cet espace qu’un certain mode du penser [ouvre-écarte-arrache-insère] entre production et reproduction, des plantes, des images, des idées, etc.

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André Gorz, la sortie du capitalisme a déjà commencé, extrait de la version remaniée

« Ce qui importe pour le moment, c’est que la principale force productive et la principale source de rentes tombent progressivement dans le domaine public et tendent vers la gratuité ; que la propriété privée des moyens de production et donc le monopole de l’offre deviennent progressivement impossibles ; que par conséquent l’emprise du capital sur la consommation se relâche et que celle-ci peut tendre à s’émanciper de l’offre marchande. Il s’agit là d’une rupture qui mine le capitalisme à sa base. La lutte engagée entre les logiciels propriétaires et les logiciels libres (libre, free, est aussi l’équivalent anglais de gratuit) a été le coup d’envoi du conflit central de l’époque. Il s’étend et se prolonge dans la lutte contre la marchandisation de richesses premières – la terre, les semences, le génome, les biens culturels, les savoirs et compétences communs, constitutifs de la culture du quotidien et qui sont les préalables de l’existence d’une société. De la tournure que prendra cette lutte dépend la forme civilisée ou barbare que prendra la sortie du capitalisme.
Cette sortie implique nécessairement que nous nous émanciperons de l’emprise qu’exerce le capital sur la consommation et de son monopole des moyens de production. Elle signifie l’unité rétablie du sujet de la production et du sujet de la consommation et donc l’autonomie retrouvée dans la définition de nos besoins et de leur mode de satisfaction. L’obstacle insurmontable que le capitalisme avait dressé sur cette voie était la nature même des moyens de production qu’il avait mis en place : ils constituait une mégamachine dont tous étaient les serviteurs et qui nous dictait les fins à poursuivre et la vie a mener. Cette période tire à sa fin. Les moyens d’autoproduction high-tech rendent la mégamachine industrielle virtuellement obsolète. Claudio Prado invoque l’appropriation des technologies parce que la clé commune de toutes, l’informatique, est appropriable par tous. Parce que, comme le demandait Ivan Illich, chacun peut l’utiliser sans difficulté aussi souvent ou aussi rarement qu’il le désire… sans que l’usage qu’il en fait empiète sur le liberté d’autrui d’en faire autant ; et parce que cet usage (il s’agit de la définition illichienne des outils conviviaux) stimule l’accomplissement personnel et élargit l’autonomie de tous. La définition que Pekka Himanen donne de l’Ethique Hacker est très voisine : un mode de vie qui met au premier rang les joies de l’amitié, de l’amour, de la libre coopération et de la créativité personnelle. »

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http://www.dailymotion.com/video/x6mo0t




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