Rassembler des briques

Bienvenu sur ce petit laboratoire de chimie ambulante, un espace qui se voudrait complémentaire aux grandes machines tristes qui nous entourent. Fournir quelques pailles ici et là pour être utile à d’éventuels briquetage, ici on mélange, on teste des images autour des questions écologiques.
Ca marche, ça ne marche pas dans une pratique, et tout le reste, c’est …

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Compiler des interférences : écologie, l’art de l’attention et l’exercice de cette responsabilité 

Si vous n’aviez qu’un œil, votre champ de vision serait rétréci. Art, sciences, philosophie, etc., tous interfèrent de sorte  à nous proposer ces multiples visions qui nous permettent de rendre de son épaisseur au réel. Il existe encore bien des espaces d’intercession à créer pour ouvrir à un principe d’attention au monde, voie d’accès douce à l’écologie et nécessairement complémentaire des principes de précaution (monde interconnecté) et de responsabilité (pollueur/payeur).   

http://www.dailymotion.com/video/1JsThB5GwUGBPlXks

Faciliter l’accès à…

     La petite histoire de ce blog commence avec l’observation de l’intensification de l’emploi des thèmes liés à l’écologie et l’environnement dans le débat public actuel. Or compte tenu de l’articulation confuse des termes caractérisant ces échanges, il semble que nous sommes en devoir d’interroger clairement le discours ou la prêche écologiste moyenne. Sommes-nous dans le cadre de la diffusion de croyances intermédiaires douces, supplétifs temporaires et nécessaires préparant à de nouvelles connaissances à venir (société qui facilite l’accés à…) ? Ou bien assistons-nous à la naissance d’une nouvelle idéologie dure à vocation unanimiste (société de la contrainte, de la taxe et de la culpabilité) ? De par l’hétérogénéité des différents « porte-paroles », sans doute un peu des deux. Dès lors comment participer à encourager la première voie, pour éviter une bascule vers la seconde?  

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    Pour ce faire, la modeste réponse de ce blog serait de contribuer à une écologie étendue, étirée sur ses bords par l’ensemble de ses composantes créatives. Malmenée par une vulgate médiatique monoexplicative, la persistance du dualisme homme versus environnement, limitée par les réflexions projectives (anthropocentrisme, religiosité), il nous semble en effet nécessaire de faire appel à la « fonction » artistique comme outil complémentaire de connaissance, en ce qu’elle peut contribuer à élargir les perspectives, décentre et donne à voir du systémique au sens de ressentir une appartenance à un tout.

Un pas pour la vie, un pas pour la pensée

    Par où s’insère-t-on dans les débats et avec quelle exigence ? Afin de cohérence, il serait souhaitable de s’impliquer en même temps dans les deux mouvements ou versants complémentaires, de manière à éviter les pièges tant de la vulgarisation que des références faussées.

Devenir interprète : considérer les phénomènes en tant que symptôme

Le premier mouvement relève d’une approche extérieure : l’éducatif, soit le domaine de la reconnaissance et de la sélection. Comprendre des principes, reconnaître des symptômes, apprécier des signes extérieurs. A ce titre, écosophie, éthologie, cybernétique, théorie de la connaissance, modèle quantique, sont autant de territoires sur lesquels il conviendra de voyager pour extraire les « fondamentaux » nécessaires à une lecture (cartographie) raisonnée d’une nature fourmillante.  De la nature naturante de Spinoza, de l’écologie de l’esprit de Bateson, des mondes animaux d’Uexküll, du hasard et de la nécessité de Monod, de l’écosophie de Guattari, etc., autant d’écosystèmes de pensée qu’il conviendrait d’explorer plus en avant.

Devenir évaluateur : créer des perspectives nouvelles

Le second mouvement relève d’une approche intérieure : le créatif, soir le domaine de la rencontre avec le multiple et du retour vers soi : anticiper, se situer à la frontière du connu, du visible. A ce titre, il conviendrait d’explorer les univers de la création, à la recherche des formes et expressions nouvelles capables d’enrichir intuitivement notre compréhension des relations, de nous faire sentir et expérimenter l’appartenance à un tout. Du terme au rapport, de la limite à la puissance, expérimentons ici pas à pas des rencontres, des mélanges.  

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    Restituer la complexité, faire appel à la lucidité

     La pensée du « je m’appartiens » marche peut-être main dans la main avec la pensée barbare de l’« après moi le déluge ». Et commencer à en sortir ce n’est pas en rester à la loi du code du principe pollueur payeur. Son appartenance au commun, autrement dit cette sensation que la vie « n’est pas seulement quelque chose de personnelle », on l’expérimente dans un mouvement d’attention au monde, mouvement dans lequel on pourra se glisser à travers une approche éducative et ses résonnances créatives. Tel est notre hypothèse de travail.

Alors très modestement, avec ses moyens mais sans oublier de regarder au plus loin, les quelques productions de ce blog tenteront de s’inscrire dans cette démarche afin de nourrir un petit espace d’expression.

« L’écologie est un grand tournant, à condition que cette écologie soit mariée à la dimension sociale et économique, avec toute forme d’altérité, pour former une idéologie douce, qui fasse sa place aux nouvelles connaissances. » Félix Guattari.  

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