Archive pour la Catégorie 'Jean-Marc Drouin'

Rencontres académiques

Rencontres académiques dans Biodiversité transmissionconnaissance 
/ Les plantes ont une « mémoire » !
Avec Michel Thellier, membre de l’Académie des sciences.
(…) La mémoire des animaux inférieurs est testée par des réponses de comportement impliquant le passage d’une information dans le système nerveux. Les plantes quant à elles, n’ont ni de système nerveux ni à proprement parler de comportement. Elles n’ont donc pas de “mémoire” au sens où on l’entend.
En revanche, les végétaux sont sensibles à certains signaux de l’environnement auxquels ils répondent par des modifications de leur métabolisme ou de leur organogénèse (manière dont ils se développent), peu de temps après les stimuli, ou plus longtemps après … Pour savoir comment une information peut être stockée et « mise en mémoire », il faut tout d’abord faire le point sur la sensibilité des végétaux aux signaux de l’environnement.

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/ Hervé Vaucheret, Grand Prix Louis D. 2009
La biologie des plantes avec 
Hervé Vaucheret est directeur de recherche à l’Institut Jean-Pierre Bourgin de Versailles à l’INRA.
Au début des années 1990, Hervé Vaucheret met en évidence deux mécanismes de défense des plantes contre des attaques par des pathogènes ou contre des dérèglements génétiques :
1. il existe un système de blocage direct de l’activité des gènes étrangers qui empêchent ceux-ci d’être copiés en ARN messagers, puis en protéines ;
2. la plante se protège en fabriquant toute une série de petites molécules de ribo-régulateurs qui sont capables de s’attacher aux ARN’s messagers ou aux ARN’s viraux en empêchant leur traduction ou en les détruisant.
Cette défense par les petits ARN’s a ceci de particulier que, parce qu’ils sont tout petits, ces ARN’s peuvent être véhiculés dans toute la plante et assurer ainsi sa défense à distance, y compris dans des greffons et pas seulement dans le tissu attaqué.
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/ La graine, concentré de vie
Avec Michel Caboche, de l’Académie des sciences, et Dominique Job, de l’Académie d’agriculture.
(…) Pour les plantes à graines (appelées spermatophytes), la graine est la structure qui contient et protège l’embryon végétal. Elle est souvent contenue dans un fruit qui permet sa dissémination. La graine permet ainsi à la plante d’échapper aux conditions d’un milieu devenu hostile soit en s’éloignant (vent, animaux), soit en attendant le retour de circonstances favorables. Il existe parallèlement des plantes sans graine (c’est le cas des fougères par exemple). La graine est en effet une invention, « récente » au cour de l’évolution, qui date de 400 millions d’années environ.
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/ Géographie des plantes et évolution des espèces (1/3)
Par Jean-Marc Drouin, historien des sciences, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle.
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/ Où stocker le CO2 ? (3/3)
Avec François Guyot, Alain Prinzhofer et Pierre Le Thiez.
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/ Identité biologique : gènes génomes et environnement
Par François Gros, Secrétaire perpétuel (H) de l’Académie des sciences. 

(…) Pour comprendre les effets exercés par un gène chez un individu donné, il ne suffit pas de connaître sa séquence, ses produits d’expression et leur fonction métabolique cellulaire. Il faut pouvoir appréhender le contexte génomique global, de l’individu considéré et l’état fonctionnel de très nombreux autres gènes.
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/ Physique quantique et philosophie
Dialogue entre Bernard d’Espagnat et deux jeunes doctorants.
C’est au CERN, dans les années soixante lorsqu’il rencontre John Bell que Bernard d’Espagnat commence à travailler dans le domaine de la physique quantique. Depuis plusieurs années déjà, une question le taraudait, question dont Platon, avec le mythe de la caverne, proposait déjà la prémisse : la physique décrit-elle une réalité indépendante de nous, ou bien une réalité dépendante de la représentation que l’esprit humain a d’elle ? Nos trois invités, s’entretiennent de l’évolution de cette grande question du réalisme ou du non-réalisme dans la physique quantique.
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/ Jean-François Mattéi : Le sens de la démesure
La raison engendre-t-elle la démesure ? Le philosophe est l’invité de Damien Le Guay.
Le XXe siècle fut, à son corps défendant, le siècle de la démesure : démesure de la politique, de l’homme et du monde. Car, nous disent Adorno et Horkheimer, « la raison est plus totalitaire que n’importe quel système. Pour elle tout est déterminé au départ : c’est en cela qu’elle est mensongère. »
Il faut donc interroger ce sens grec de la démesure et, en retour, interroger notre sens moderne de la Raison ordonnée qui, dans bien des cas, conduit à des désordres sans nom. Tel est l’objet de notre entretien avec Jean-François Mattéi avec cette interrogation vertigineuse de Nietzsche (Le gai savoir, # 124) : « Nous avons rompu les ponts derrière nous – plus encore nous avons rompu la terre derrière nous. Mais il viendra des heures où tu reconnaîtras que l’océan est infini et qu’il n’y a rien de plus effrayant que l’infinité ».
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/ Le mal propre : Polluer pour s’approprier ? 
Avec Michel Serres, de l’Académie française, présentation de l’ouvrage avec Elodie Courtejoie.
La démonstration de Michel Serres s’appuie en grande partie sur l’étymologie. « Lieu » par exemple, se dit « topos » en grec et et « locus » en latin. Tous deux désignent l’ensemble des organes sexuels féminins. Ainsi l’explique le philosophe : « Nous avons tous habité neuf mois dans la matrice. Une bonne moitié d’entre nous quête le retour à la vulve d’origine. L’amant dit à son amante « tu es ma maison ». Voici notre premier « lieu », à la fois néonatale, de naissance et de désir ».
Parmi les lieux du monde extérieurs au corps, nous disons « ci-gît » pour désigner le lieu où reposent nos ancêtres. Ne croyez pas que c’est le lieu qui indique la mort, c’est l’inverse : c’est la mort qui indique le lieu. Et pour dormir, aimer, souffrir, mourir… nous nous couchons ! « Coucher » vient du latin « col-locare », dormir en colocation, partager un lieu. En somme, nous nous approprions trois lieux fondamentaux : l’utérus, le lit et le tombeau… pour trois étapes de la vie. Pour Michel Serres, « l’acte de s’approprier est issu d’une origine animale, éthologique, corporelle, physiologique, organique, vitale… et non d’une convention ou de quelque droit positif ».
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/ Temps des crises
Avec Michel Serres de l’Académie française, entretien avec Jacques Paugam.
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Le récit de Darwin

Le récit de Darwin, ou l’émergence d’un nouveau regard possible sur le monde. Le penser, mais aussi le regarder et le représenter. De l’arbre au rhizome en passant par le corail, tout ce grand jeu des correspondances. Dans la lignée des Lucrèce et autre Spinoza, Darwin nous propose une narration et représentation non finaliste du monde qui fait place à l’histoire singulière. 
Incombe sans doute aujourd’hui à ses  »enfants » de se demander par, dans quel climat ou configuration singulière un tel regard a-t-il bien pu émerger ? Comment a-t-il contaminé, colonisé le terreau des pensée de sorte à constituer cette
 nouvelle « brique » majeure (de décentrement) au sein de l’écologie des idées et des représentations que se font les hommes de leurs rencontres avec le monde.

http://www.dailymotion.com/video/k53gt5sKfZnU58MxNm

Extraits sonores d’après: les vendredis de la philosophie, émission du vendredi 26 septembre 2008, la pensée Darwin. Avec :
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Jean-Claude Ameisen : professeur d’immunologie à l’université de Paris 7 et à l’hôpital Bichat, Il est président du comité d’éthique de l’Inserm et membre du comité consultatif national d’éthique.
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Jean-Marc Drouin : professeur de philosophie et d’histoire des sciences au Muséum national d’histoire naturelle.
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Dominique Lecourt : professeur de philosophie des sciences à l’université de Paris 7, directeur du centre Georges Canguilhem.

http://www.dailymotion.com/video/k57U0KPpTuj5pKIk0l




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