Archive pour la Catégorie 'Jean-Claude Ameisen'

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Arts et sciences: une correspondance ininterrompue

Pour aborder la difficile question des rapports entre les arts et les sciences, les nouveaux chemins de la connaissance (France Culture émission du 1er avril 2008) recevaient Jean Claude Ameisen, médecin et chercheur, professeur d’immunologie à l’Université PARIS VII et président du Comité d’Ethique de l’INSERM.

Etonnement, réseau de correspondances, rencontre, passage, double versant, complémentarité, réalité multiple, écho, distance, transition, danse, peinture, arbre, mort créative, cellule, évolution, hasard, sculpture du vivant, concilier, recombinaison, agencement, émergence … tout un ensemble de mots clés qui résonnent amicalement avec les thématiques esquissées sur ce petit blog.

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La description la plus minutieuse de la réalité n’épuise pas ce que nous pouvons en ressentir. Le mystère. La force du récit scientifique, de la mesure, c’est qu’il efface la singularité, qu’il se formule à la troisième personne. Pour un être singulier, comment s’approprier, conjuguer ce récit à la première personne ? L’art au sens ou celui-ci anime, laisse (co)habiter, et rencontrer le monde. La nature et l’art sont le versant d’un même fait, sans transposition directe, notre regard est alors le point commun d’un passage incessant, d’un versant à l’autre de la colline, d’une personne à l’autre du conjugué.

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Jean Claude Ameisen, « Nous vivons dans l’oubli de nos métamorphoses », Conférences Marc Bloch, 2007, mis en ligne le 4 décembre 2007.

L’une des plus grandes révolutions scientifiques des cent cinquante dernières années a probablement été l’idée que l’ensemble de l’univers, y compris l’univers vivant qui nous entoure et nous inclut, est émergence, devenir, transformation - métamorphoses. Qu’il s’est construit et a évolué à partir d’interactions entre les composants élémentaires de la matière, d’un mélange de contingences et de contraintes, de relations de causalité auxquelles nous donnons le nom de lois de la nature.

La science moderne a (re)découvert à partir du milieu du xixe siècle, près de deux millénaires après le De Natura Rerum de Lucrèce, l’idée que l’univers vivant a émergé et évolué en dehors de tout projet, de toute intentionnalité et de toute finalité.

« Car ce n’est pas par réflexion, ni sous l’empire d’une pensée intelligente », écrivait Lucrèce, « que les atomes ont su occuper leur place ; ils n’ont pas concerté entre eux leurs mouvements. Mais comme ils sont innombrables et mus de mille manières [...] et qu’ils s’abordent et s’unissent de toutes façons pour faire incessamment l’essai de tout ce que peuvent engendrer leurs combinaisons, il est arrivé qu’après avoir [...] tenté unions et mouvements à l’infini, ils ont abouti enfin aux soudaines formations massives d’où tirèrent leur origine ces grands aspects de la vie : la terre, la mer, le ciel, les espèces vivantes. »

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Jean-Claude Ameisen & Yvan Brohard – Arts et sciences: une correspondance ininterrompue dans -> PERSPECTIVES TRANSVERSES videQuand l’art rencontre la science - Editions de La Martinière, Paris, octobre 2007.

artscience dans Art et ecologie

4ème de couverture: « Quand l’art parle à la raison et la science à l’émotion. Quand l’art révèle une vérité et la science la beauté… À travers des correspondances où les merveilles des images scientifiques répondent à la splendeur des oeuvres d’art, ce livre nous propose un voyage à la découverte de la manière sans cesse renouvelée dont nous déchiffrons et rêvons le monde pour nous y réinscrire. Aux images scientifiques des chercheurs de l’Inserm, institut de recherche consacré à la recherche biomédicale et à la santé, répondent les oeuvres de Vinci, de Bruegel, de Van Gogh, de Klimt, de Matisse, de Kandinsky, de Rothko… «La plus belle chose dont nous puissions faire l’expérience est le mystère – la source de tout vrai art et de toute vraie science», disait Albert Einstein. Ces regards permettent d’approcher l’expérience de ce mystère, de découvrir ces reflets que nous renvoient l’art et la science : beautés visibles et invisibles de la nature, vestiges et récits de nos origines, territoires mystérieux de nos corps. »

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L’étonnement d’André Gortz

+ Tout arrive, France Culture, émission du vendredi 11 avril 2008, spéciale Jan Fabre au Louvre avec Jean Claude Ameisen.

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