Godard, Virilio, Gros : désynchroniser les images, réinvestir le dehors

http://www.dailymotion.com/video/x9sqct Vitesse de circulation, images et marche à pied. 

 » Chacun de nous devient trop nombreux à l’intérieur de lui-même, et pas assez à l’extérieur, où nous sommes remplacés peu à peu par des chaînes ininterrompues d’images esclaves les unes des autres. Chacune à sa place, comme chacun de nous, à sa place, dans la chaîne des évènements sur lesquels nous avons perdus tout pouvoir. « 
Jean-Luc Godard, Ici et ailleurs

 » Aujourd’hui, l’image l’emporte sur le langage, l’écran domine l’écrit (…) Aujourd’hui on synchronise les images, et donc la puissance de conditionnement ne concerne pas tant l’opinion, c’est-à-dire le rapport à une vérité ou à une erreur, que l’émotion que l’on ressent tous (mimétisme des affects) en même temps. Savoir que l’on ressent dans le monde entier, en même temps parce qu’il y a eu un Tsunami ou le World Trade center, c’est un pouvoir considérable, c’est un pouvoir de la vitesse …  »
Paul Virilio, Les revers du progrès

«  Tout ce qui est du côté de la marche, et de la marche à pied, s’oppose à la quête de performance … à un certains nombre de valeurs qui représentent la modernité … tout ce qui va du côté de la vitesse, de la médiation, de la rapidité, de la communication, etc. … la marche à pied représente une résistance à tout cela (…) 
Je pense que la marche permet de ne plus avoir d’image du monde … le rapport au paysage dans la marche n’est plus un rapport de représentation … on y lit un effort du corps, c’est le paysage qui insiste lentement dans le corps en marche … il écrit [Nietzsche] les sentiers sont méditatifs … il arrive un moment où c’est le paysage lui-même qui se rempli de la pensée du philosophe.  »
Frédéric Gros, Les vendredis de la philosophie, émission du vendredi 3 juillet 2009 : philosopher en marchant

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Godard, Virilio, Gros : désynchroniser les images, réinvestir le dehors dans Des figures, des visages. image001

Pour une ville qui marche
Marie Demers, Écosociété, 2008 

Synopsis
Tournant le dos à la marche, notre aménagement urbain nous incite à privilégier la position assise pour nos déplacements, nos loisirs et notre travail. Or, poussé à l’extrême, ce mode de vie sédentaire a des répercussions désastreuses. Pour une ville qui marche met en lumière différents choix d’environnements urbains aux États-Unis, au Canada et en Europe, et montre à quel point le modèle nord-américain de l’étalement urbain est lourd de conséquences, que ce soit en matière de santé publique ou de vie en société. Entièrement dévoué à la voiture, l’espace urbain est aujourd’hui réduit à un lieu de passage. En cédant l’espace public, les villes ont ainsi délaissé leurs lieux de convivialité et avec eux ont perdu le sentiment d’appartenance à une même communauté. L’espace déterminant la manière dont la communication s’établit au sein d’une population, l’étalement urbain et le tout-voiture ont peu à peu produit de l’isolement et détruit la fonction sociale et politique de la rue. En se basant sur une abondante documentation, l’auteure examine les causes et les conséquences néfastes de l’abandon de la marche et analyse comment l’omniprésence de la voiture et la création d’un environnement urbain déshumanisé nous tuent à petit feu.

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 studio08 dans Frederic Gros

Le Grand Pari(s)
Projet de l’equipe Studio 09

« La ville poreuse est une ville perméable et connecté, une ville des différents idiorythmes (…) Se substituant à une capitale traversée de fractures qui séparent les individus à toutes les échelles, la ville poreuse rétablit les connexions, facilite les échanges, mixe les populations »
Projet de l’équipe des architectes Bernardo Secchi et Paola Viganò pour le Grand Paris.

Bernardo Secchi, architecte-urbaniste italien, fondateur avec Paola Vigano du cabinet Studio 09 en 1990 à Milan, est Grand Prix de l’urbanisme.
Il intègre toujours dans son analyse de la ville les apports de l’écologie et des paysages tout en prenant en compte des éléments plus artistiques comme la musique ou le cinéma. Ses projets sont variés : coordination des plans directeurs urbains de nombreuses villes italiennes (dont Bergame, Sienne, etc.) ; lauréat du concours pour une nouvelle ville en Ukraine (Kortrijk), « Rome ville du Tevere » ou encore le Rectangle d’Or à Genève. Par ailleurs, il a remporté avec son associée Paola Vigano des projets phare dont Spoornord et le Théâtre plein à Anvers, la Ville-Port à Saint-Nazaire, enfin La Courrouze à Rennes.

> Propositions et synthèses :
synthese_STUDIO_08_chantier_1.pdf 
synthese_STUDIO_09_chantier_2.pdf

De la ville du besoin à la ville du désir – La ville « poreuse » – Equipe Studio 09 – Débat public du 17 mars 2009 Débat public « Le grand Pari(s) – A la recherche de nouveaux équilibres » – organisé par la Cité de l’architecture et du patrimoine au Théâtre national de Chaillot.
> voir la vidéo

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2 Réponses à “Godard, Virilio, Gros : désynchroniser les images, réinvestir le dehors”


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