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Centre d’analyse stratégique : rapport sur les perspectives énergétiques de la France 2020-2050

     Le Centre d’analyse stratégique (ancien Commissariat général du Plan) vient de publier sur son site Internet le rapport de la « commission Énergie » mise en place par et présidée par Jean Syrota. Suite à la saisine adressée par le Premier ministre au Centre d’analyse stratégique en mai 2006, la Commission énergie a donc rassemblé de juin 2006 à septembre 2007 les différents acteurs et partenaires de la filière énergie afin de constituer une réflexion d’ordre technique. Ce rapport sera l’une des contributions au groupe de travail n° 1 du Grenelle de l’Environnement : « Lutter contre les changements climatiques et maîtriser l’énergie« .

Sans entrer dans le détail des diverses recommandations du rapport, qui font par ailleurs déjà débat (voir ici), la note suivante reprend quelques extraits chiffrés de l’état des lieux dressé à l’occasion de la présentation du document.

***

Centre d’analyse stratégique : rapport sur les perspectives énergétiques de la France 2020-2050 dans -> ACTUS image0031

En France, le CO2 est le principal contributeur des gaz à effet de serre, loin devant le dioxyde d’azote (NO2) et le méthane (CH4), sachant que les différents GES n’ont pas du tout le même potentiel de réchauffement planétaire.

Potentiel de réchauffement planétaire

GES

Formule

PRP de 100 ans

Durée de vie dans l’atmosphère

Dioxyde de carbone

CO2

1

Variable

Méthane

CH4

21

12 ± 3

Oxyde nitreux

N2O

310

120

Hexafluorure de soufre

SF6

23 900

3 200

Le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2) sont émis lors des phénomènes de combustion. Le dioxyde d’azote est un polluant secondaire issu de l’oxydation du NO. Les sources principales sont les véhicules (près de 60%) et les installations de combustion (centrales thermiques, chauffages…).

Les principales sources de CH4 sont quant à elles:

  • Les zones humides : 32% des émissions suite à l’action des l’action de bactéries méthanogènes en milieu anaérobie.

  • Les énergies fossiles : 21% des émissions. Le gaz naturel est composé à 90% de méthane. Les fuites lors de son extraction, de son transport, de son traitement et de sa distribution pourraient représenter jusqu’à 2% de la production de gaz naturel, les trois quarts de ces fuites ayant lieu chez le client, après le compteur.

  • Les ruminants : 16% des émissions en tant que produit de la digestion incomplète lors de la fermentation gastro-entérique. Une seule vache peut émettre 100 à 500 litres de méthane par jour.

  • Les déchets humains : 12% des émissions suite à la fermentation des déchets

  • La biomasse : 10% des émissions proviennent de la combustion incomplète des végétaux, mais surtout de leur décomposition organique naturelle.

  • Les sédiments et océans : 4% des émissions par libération des roches contenant du clathrates.

La concentration de méthane dans l’atmosphère a augmenté d’environ 150 % depuis 1750 et atteint aujourd’hui un taux inégalé dans l’histoire.

***

D’après le scénario tendanciel de l’Agence Internationale de l’Energie, les émissions de CO2  dans le monde seraient multipliées par 2,3 d’ici 2050 (+ 20 000 millions de tonnes). Une bonne part de cette augmentation étant due à la croissance des pays en voie de développement (2/3), le reste aux pays de l’OCDE (1/3).

En France, deux secteurs critiques représentent à eux seuls plus de 50 % des émissions de CO2 : le secteur résidentiel-tertiaire (systèmes de chauffage) et les transports. Leur évolution est particulièrement préoccupante : + 14 % pour les transports de 1990 à 2000 puis fléchissement, + 6 % pour le résidentiel – tertiaire de 1990 à 2000 puis stabilisation.

image0041 dans -> NOTIONS D'ECOLOGIE

L’objectif « facteur 4 » européen (division par quatre des émissions de gaz à effet de serre, à l’horizon 2050) nécessitera que les émissions françaises soient limitées à 2,2t CO2/hbt, soit une division par 2,6 des niveaux de 1990. Ce qui impliquera donc très rapidement selon le rapport:

  • une rénovation énergétique de l’habitat existant doit être réalisée à un rythme soutenu ;

  • une réduction impérative de la consommation de produits pétroliers dans les transports (diminution des consommations unitaires des véhicules, modification des modes de déplacement,…)

image005 dans Energie

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***

Quelle est la situation de nos partenaires européens ? Le poids de la France au sein de l’UE est relativement faible en termes d’émissions de CO2 du fait d’un mix énergétique largement dominé par la production d’électricité d’origine nucléaire (près de 80 % de la production en 1990).

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image008

image009

Rappel des objectifs européens en matière énergétique :

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Voir en ligne :

Les rapports finaux des différents groupes de travail de la commission Énergie :

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