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Archive mensuelle de septembre 2007

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Actualités de la ressource en eau

Boire c’est filtrer…

     Va-ton enfin voir l’eau couler à flot dans les pubs d’Ipswich ? Présentée récemment par une entreprise locale spécialisée dans le traitement des eaux, la « Life Saver Bottle » est une véritable usine de potabilisation miniature capable de traiter, sans produit chimique ni énergie, de 4000 à 6000 litres d’eau salement contaminés (cacahouètes, matière fécale, virus et bactérie > 15 nanomètres)…avant de changer de filtre.

Maintenant je peux enfin boire n'importe quoi !

270 euros l’unité

Voilà qui devrait donc permettre aux victimes des catastrophes naturelles équipées de la bouteille de ne pas avoir à attendre le rétablissement des réseaux d’eau publics ou l’arrivée de l’assistance humanitaire. Cependant, sachez qu’il vous sera maintenant bien plus difficile d’empoisonner l’eau de votre puits afin de vous débarrasser du sympathique soldat venu envahir votre jardin ! Car voilà bien ce qui semble être le principal message disposé en une du site de présentation de ce produit : http://www.lifesaversystems.com

Voir un article de la presse anglaise au sujet de ce nouveau biberon de survie pour adulte.

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Rouler à l’eau de mer…

     Au cours de ses recherches menées sur le cancer, et alors qu’il tentait une opération de désalinisation, le dénommé John Kanzius aurait accidentellement découvert un moyen de brûler de l’eau salée à l’aide de certaines fréquences radios !

Mirage

Ainsi, l’eau de mer exposée à ces fréquences verrait certaines liaisons moléculaires fragilisées et libèrerait ainsi un hydrogène hautement inflammable. Utiliser de l’eau salée comme carburant devient alors une possibilité fascinante au vu des réserves de nos océans ! Finalement, les marées noires n’étaient peut-être qu’une tentative inconsciente d’information : c’est là que ça se trouve, suivez la piste ! Tant est si bien qu’aujourd’hui des scientifiques travaillent ardemment pour évaluer si la quantité d’énergie dégagée par ce type de combustion serait suffisante pour alimenter une voiture ou d’autres machineries lourdes.

Voir l’article Yahoo

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Couteuses interrogations…

     Le ministère de l’environnement australien s’apprête à investir près de deux millions d’euros dans l’étude des pertes en eau dues à l’évapotranspiration des végétaux.

Rappelons que l’évapotranspiration inclut la transpiration et la consommation d’eau par la plante, et que globalement, c’est une infime partie de l’eau captée par la plante qui est utilisée pour l’élaboration de la matière végétale. La formation de 100 grammes de cellulose ne requière en effet directement que 55 grammes d’eau mais le végétal doit perdre dans le même temps 100 000 grammes d’eau par transpiration pour ce faire. L’évapotranspiration représente ainsi le deuxième composant le plus important du cycle de l’eau, souvent capable d’absorber à lui tout seul jusqu’à 90% des précipitations d’une zone données. 

A partir des résultats de ces études, il sera donc possible aux gestionnaires australiens de proposer des couvertures végétales et cultures mieux adaptées aux conditions hydriques locales. Sans doute aussi d’améliorer la base de connaissance relative aux effets de la déforestation sur le schéma des précipitations intérieures, et par voie de conséquence d’informer les autorités publiques sur l’origine des sécheresses récurrentes qui frappent ce pays.

Une occasion également à  saisir pour les exportateurs australiens de denrées agricoles, cela afin d’évaluer les quantités d’eau très importantes qui quittent le pays via ce commerce. Certains des éléments du rapport « hidden water , fev2007» de l’ONG Britannique Waterwise illustrent d’ailleurs assez précisément ce point.

Par exemple, produire un kilogramme d’orange requière 175 litres aux USA, 530 en Australie. Autrement dit, une seule orange australienne contient donc virtuellement 530 litres d’eau. Première conclusion, regrettable pour un pays sec, la productivité de l’eau australienne est faible sur l’orange. Deuxième conclusion, si une partie de cette eau est rendue aux écosystèmes australiens par évapotranspiration, une autre est vendue à l’étranger.

Or aujourd’hui, beaucoup de cess gros exportateurs d’eau virtuelle sont touchés par des sécheresses qui viennent ralentir leur économie, alors même que leurs balances extérieures hydriques sont largement déficitaires. L’Australie représente ainsi à elle seule 7% des 1 000 milliards de mètres cubes d’eau virtuelle circulant chaque année entre les différents pays du globe.

Nations' embedded water exports and imports

Actualités de la ressource en eau dans -> ACTUS image004

PS : Sur les cinq dernières années, le prix de l’eau domestique a augmenté en moyenne de 27% aux Etats-Unis, 32% en Angleterre, 45% en Australie, 50% en Afrique du Sud, 58% au Canada. Le gouvernement australien investit à l’heure actuel plus 1.6 milliards de dollars sur quelques 3400 projets lié à la préservation de la ressource en eau, pour une valeur globale estimée autour des 4.6 milliards $.

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L’eau c’est aussi l’énergie, et ses déchets…

     Au Nevada, une récente décision de justice vient de s’opposer à la mise en place d’un centre d’enfouissement des déchets nucléaires. La raison ? La réalisation de ce dernier aurait nécessité 30 millions de m3 d’eau à puiser dans les réserves souterraines locales rien que pour le forage des sites de test. Le département américain de l’énergie devra donc aller chercher son eau par-delà les frontières du Nevada s’il souhaite poursuivre ce projet.

Article du Los Angeles Times

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Partition

Fragments sur la notion de contrat naturel

Fragments sur la notion de contrat naturel dans -> CAPTURE de CODES : contratnaturel

Quatrième de couverture : Jusqu’à ce matin même nous échappait la nature : petit carré de luzerne, concept abstrait, objet découpé par les sciences. Notre savoir ne saurait fonctionner sans ces découpages, il doit maintenant résoudre les problèmes posés par leur intégration. La voici, aujourd’hui, nouvelle et fraîche, à l’état naissant : globale, entière et historiée sous les yeux de l’humanité entière et globale ; théorique, bientôt, quand les disciplines séparées voudront bien se fédérer ; tout de suite concrète et technique, puisque nos moyens d’intervention agissent sur elle qui, en retour, agit sur nous. Combat, dialogue ou accord ? Dans le risque d’une lutte à mort, il faut prévoir un contrat. Espoir d’une vie commune, on voit naître une Nature.

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Michel Serres sur France Culture :

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Extrait de l’article de la revue Multitudes : « Retour sur le Contrat Naturel » de Michel Serres

Qui signe le Contrat ?

L’argument principal partout opposé à ce livre consiste à demander à l’auteur : qui signera ce Contrat ? Entendu que la Nature ne dispose d’aucune main pour écrire ni d’aucun entendement pour avoir quelque intention de ce genre.

Je ne suis ni si sot ni si animiste pour penser que la nature est une personne. Et je réponds que l’on objecta au Contrat social de Rousseau le même argument : nul, en effet, ne signa jamais ce Contrat, en une cérémonie dont l’on pourrait documenter la date et les circonstances. La Volonté Générale a aussi peu de mains que la nature.

Ces Contrats se présentent donc comme des conditions. Si nous vivons ensemble de telle et telle manière, tout se passe comme si nous avions signé ce Contrat social. Si nous protégeons en ce moment telles espèces en voie de disparition, c’est que, virtuellement au moins, nous leur reconnaissons le droit à l’existence. Les chasseurs de tigres, au Bengale, de temps de la colonisation anglaise, ne leur reconnaissaient pas ce droit, jusqu’à l’éradication comprise. Nous commençons à penser possibles des procès opposant tels pollueurs et, par exemple, tel parc, telle forêt ou telle mangrove. Ces procès ne sont possibles que par une acceptation tacite des ces « choses » comme sujets de droit.

Nos conduites actuelles, même notre sensibilité, si nouvelle par rapport à la fragilité des choses, supposent que la Nature devient, peu à peu, sujet de droit.

La philosophie traditionnelle, en Occident, se donne pour but la découverte d’un lieu, changeant, sans doute, à chaque époque, d’où l’on peut voir, en même temps et à la fois, la raison scientifique et la raison juridique, les lois du monde physique et les lois politiques des collectifs humains, les règles de la Nature et les règles des Contrats ; ce pourquoi, dans les langues de référence, les termes qui désignent ces principes sont les mêmes dans les deux cas.

Vrai de Platon, d’Aristote, de Lucrèce et des Stoiciens, cela se vérifie pour saint Thomas d’Aquin, au Moyen Age, pour Spinoza et Hobbes, à l’âge classique, pour Kant ou Hegel, plus près de nous. A la recherche donc de ce lieu, le Contrat Naturel traite de philosophie de la connaissance et de l’action, à propos d’un problème posé par les sciences et les techniques d’aujourd’hui [...]

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Lire l’intégralité de l’article, voir un complément d’information.

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http://www.dailymotion.com/video2ck54on4eMdyOd6k4

Selon Michel Serres, il nous appartient donc maintenant d’inventer Le contrat naturel par lequel nous fixerons les limites de l’action de l’homme sur la Nature, le sens des droits et des devoirs. En 1994, ce dernier publiait l’ouvrage « éclaircissements« , une suite de dialogues avec le  sociologue, ethnologue et philosophe des sciences Bruno Latour. Profitons donc de cette collaboration passée pour évoquer rapidement le concept, peut-être complémentaire, de parlement des choses.

Parlement des choses

Pour le résumer très globalement: à partir d’une conceptualisation du « non-humain », Latour nous propose la création d’un « parlement des choses » où les non humains seraient représentés et défendus par des « députés » d’un nouveau genre. Lire à ce sujet l’article de Latour intitulé « A nouveaux territoires, nouveau Sénat »

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Bruno Latour sur France Culture :

Lorenzetti 

Consulter le site internet de Bruno Latour.

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Lifeforms

cartographie     

     « [...] Si nous sommes spinozistes, nous ne définirons quelque chose ni par sa forme, ni par ses organes et ses fonctions, ni comme substance ou comme sujet [...] nous le définirons par longitude et latitude. Un corps peut être n’importe quoi, ce peut être un animal, ce peut être un corps sonore, ce peut être une âme ou une idée, ce peut être un corpus linguistique, ce peut être un corps social, une collectivité. Nous appelons longitude d’un corps quelconque l’ensemble des rapports de vitesse et de lenteur, de repos et de mouvement, entre particules qui le composent de ce point de vue, c’est-à-dire entre éléments non formés. Nous appelons latitude l’ensemble des affects qui remplissent un corps à chaque moment, c’est-à-dire les états intensifs d’une force anonyme (force d’exister, pouvoir d’être affecté).Ainsi nous établissons la cartographie d’un corps. L’ensemble des longitudes et des latitudes constitue la Nature, le plan d’immanence, toujours variable, et qui ne cesse pas d’être remanié, composé, recomposé, par les individus et les collectivités [..]« 

Extraits de Spinoza, Philosophie pratique, éditions de Minuit – nouv. éd. 1 avril 2003 - collection : Reprise.

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Un « éloge de la plante » par Francis Hallé

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     A travers son ouvrage « l’éloge de la plante[1] », Francis Hallé, botaniste spécialiste des tropiques ayant dirigé les missions du désormais célèbre radeau des cimes, invite les animaux que nous sommes à une profonde méditation sur la puissance du règne végétal.

     Force est de constater avec l’auteur que notre connaissance du domaine végétal demeure encore très embryonnaire. La raison à cela ? Pour Hallé, celle-ci serait à rechercher du côté d’un sentiment de supériorité de l’animal, sentiment qui prendrait sa source dans sa capacité de mouvement ou de fuite, ainsi que dans la persistance d’un rapport mangeur/mangé.

Pourtant que de surprises quand nous découvrons l’hétérogénéité des génomes au sein d’un même arbre, l’existence de transferts d’information génétique entre espèces différentes par des voies non sexuelles, ou encore que  les arbres sont soumis à des marées d’amplitude mesurable ! Quand le génome humain, organisme que nous imaginons comme étant le plus évolué de tous, compte 26 000 gènes, celui du riz en contient 50 000.

Sur ce dernier point, écoutons le point de vue du généticien Axel Kahn tel que rapporté par Hallé : «essayez, de passer votre vie entière le pied dans l’eau, avec pour toute nourriture le gaz carbonique et la lumière solaire ; de toute évidence, vous n’y parviendrez pas. Le riz, lui, en est capable, grâce à son génome beaucoup plus complet que celui de l’être humain; ce dernier, comme les autres animaux mobiles, vit dans des conditions faciles et relativement à l’abri des contraintes. »

Ainsi : « la cellule végétale est probablement plus perfectionnée que la cellule animale. Elle réalise la quasi-totalité des fonctions en y ajoutant la clé de toute la biologie : la photosynthèse. » C’est en effet cette dernière fonction qui confère aux plantes leur rôle de producteurs primaires. A savoir qu’elles sont les seuls organismes capables de synthétiser de la matière organique à partir de l’énergie solaire, matière organique qui devient alors la base alimentaire de l’ensemble des espèces animales. Ces dernières ne sont quant à elles que des transformateurs secondaires qui capturent, digèrent et rejettent. En un certain sens, on pourrait dire que l’animal disperse, remet en circulation ce que la plante concentre.

Autre caractéristique fascinante de la cellule végétale, celle-ci conserve dans le temps la capacité de se différencier en tous les types cellulaires. Autrement dit, une seule cellule est capable de refaire la plante dans son intégralité, ce dont la cellule animale n’est évidemment pas capable. On appelle cette propriété la totipotence des cellules végétales. Celles-ci peuvent redevenir des cellules simples, non spécialisées et se différencier ensuite pour donner à nouveau les différents types de cellules spécialisées.

« L’éloge des plantes » est une invitation au voyage, à une immersion pas à pas dans cet univers méconnu du monde végétal. Une visite guidée très complète et toujours accessible. Si le livre n’est pas à conseiller aux seuls végétariens, sous peine de voir leur régime remis en question, il l’est sûrement à tous ceux qui souhaiteraient remettre à plat leurs connaissances en biologie végétale (histoire, concepts clés, axes de recherches actuel).  

« La plante est fixe, c’est un fait, et cela signifie qu’elle affronte l’adversité au lieu de la fuir, comme le fait si fréquemment l’animal. En conséquence, elle a dû développer d’énormes capacités de résistance, dont une bonne part lui vient de sa plasticité génétique. Organisme peu intégré, elle met à profit le fait qu’elle est, selon l’expression de Tsvi Sachs, de l’université de Jérusalem, une «population d’organes redondants qui sont en compétition les uns avec les autres », pour promouvoir le génome le mieux adapté aux conditions du moment; si les conditions changent, elle met en œuvre une variante du génome initial, mieux adaptée au nouvel environnement. »

 



[1] Édition du Seuil, collection sciences 1999

Transmettre et bombarder

     D‘un certain point de vue, une idée, c’est l’extraction et la transmission d’une différence : « une unité d’information peut se définir comme une différence qui produit une autre différence. Une telle différence qui se déplace et subit des modifications successives dans un circuit constitue une idée élémentaire » - Vers une écologie de l’esprit, tome 1, Grégory Bateson, éditions du Seuil 1977.

Un affect, est la perception, sentiment ou expérience vécue d’une transition entre deux idées : « La joie est le passage de l’homme d’une moindre à une plus grande perfection. » [II, EIII]. C’est à dire que toute idée englobe un affect en ce qu’elle succède toujours à une autre idée. Si nous suivons Spinoza, les idées qu’on a impliquent et enveloppent des affects de joie ou de tristesse. La règle dans la Nature, c’est la perpétuelle rencontre des corps. Et nous ne cessons d’avoir des idées qui correspondent aux effets, aux affections que produisent ces corps sur le nôtre. L’esprit humain - attribut pensée - est donc idée du corps - attribut étendu. Nos idées sont alors dites adéquates lorsque nous sommes capables de composer un certain type de rapport avec le corps affectant, rapport caractérisé par la production d’un affect de joie qui augmente (transition) notre puissance ou persistance dans notre être. 

Le plus souvent au hasard des rencontres extérieures, nos sentiments oscillent ainsi entre joie et tristesse: « L’Amour est la joie accompagnée de l’idée d’une cause extérieure » [VI, EIII] -  » Le repentir est la tristesse qu’accompagne l’idée de quelque action que nous croyons avoir faite par un libre décret de l’esprit. » [XXVII, EIII]….

Inland Empire

De telles notions sont-elles utiles à celui qui chercherait à transmettre un savoir « écologique » ? C’est à dire un ensemble d’idées ayant la propriété de fonctionner entre elles de manière peut-être plus systémique que d’autres. Question, ce dernier point a-t-il des conséquences :

  • quantitatives, sur notre production d’idée au sens d’une identification plus poussée des différences perçues dans l’environnement, des rencontres possibles;

  • qualitatives, sur le caractère adéquat ou inadéquat des idées que nous pouvons en former;

  • enfin, sur le types d’affects que ces mêmes idées sont capables de produire en nous ?

En ce sens, il n’est peut-être pas inintéressant de s’intéresser à l’écologie particulière de cinéastes tels que David Lynch. On dit souvent d’un bon metteur en scène que ce dernier est capable de créer des mondes et de les transmettre. Autrement dit, nous donne accès à de nouvelles rencontres, sous forme d’idées et d’affects transmis par des supports conducteurs : des agencements, des dispositifs faits de sons, mouvements, lumières, couleurs…

Si nous suivons Spinoza, on peut dire que nos affects correspondent aux idées qu’on a. Et qu’à la limite, on ne « reconnaîtrait » quelque chose dans la Nature qu’à partir du moment où nous nous serions préalablement formés une idée de cette chose. Mais les choses nous rentrent dedans comme pour nous forcer à penser. Favoriser et accélérer les rencontres en nous bombardant, voilà peut-être un des objectifs du cinéaste, de tout passeur de points de vue :

http://www.dailymotion.com/videogJryxuW8OzKa0kUAM

Tabac

http://www.dailymotion.com/video47ZfOPgdOmH2je6zB

http://www.dailymotion.com/video7HPnk8bwr0rRVipH0

http://www.dailymotion.com/video4v2ZybhJSoH3bfgY6

Des figures, des visages : le feu de la technique

Où en sommes-nous ? Nos petites espèces immatérielles vivent donc sur différents « territoires » de la pensée, territoires dans lesquels elles sont soumises à des forces, ou plutôt des rapports de forces. Après le vent de la bêtise, voilà donc le feu de la technique. Petite visite guidée par le couple Bergson/Serres

http://www.dailymotion.com/video2IZGoUqhZXYUTkIln

http://www.dailymotion.com/video4xoSWEuJPvMPekIRY

Illustrations sonores d’après extraits du dossier France Culture : Bergson, le cinéma de la pensée

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Auto imagerie cérébrale

Imageries cérébrales,
Album : Imageries cérébrales,
ou neuro-imagerie, désigne l'ensemble des techniques issues de l'imagerie médicale qui permettent d'observer le cerveau, en particulier lorsque qu'un individu exécute une tâche cognitive.
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