Actualités de la ressource en eau

Boire c’est filtrer…

     Va-ton enfin voir l’eau couler à flot dans les pubs d’Ipswich ? Présentée récemment par une entreprise locale spécialisée dans le traitement des eaux, la « Life Saver Bottle » est une véritable usine de potabilisation miniature capable de traiter, sans produit chimique ni énergie, de 4000 à 6000 litres d’eau salement contaminés (cacahouètes, matière fécale, virus et bactérie > 15 nanomètres)…avant de changer de filtre.

Maintenant je peux enfin boire n'importe quoi !

270 euros l’unité

Voilà qui devrait donc permettre aux victimes des catastrophes naturelles équipées de la bouteille de ne pas avoir à attendre le rétablissement des réseaux d’eau publics ou l’arrivée de l’assistance humanitaire. Cependant, sachez qu’il vous sera maintenant bien plus difficile d’empoisonner l’eau de votre puits afin de vous débarrasser du sympathique soldat venu envahir votre jardin ! Car voilà bien ce qui semble être le principal message disposé en une du site de présentation de ce produit : http://www.lifesaversystems.com

Voir un article de la presse anglaise au sujet de ce nouveau biberon de survie pour adulte.

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Rouler à l’eau de mer…

     Au cours de ses recherches menées sur le cancer, et alors qu’il tentait une opération de désalinisation, le dénommé John Kanzius aurait accidentellement découvert un moyen de brûler de l’eau salée à l’aide de certaines fréquences radios !

Mirage

Ainsi, l’eau de mer exposée à ces fréquences verrait certaines liaisons moléculaires fragilisées et libèrerait ainsi un hydrogène hautement inflammable. Utiliser de l’eau salée comme carburant devient alors une possibilité fascinante au vu des réserves de nos océans ! Finalement, les marées noires n’étaient peut-être qu’une tentative inconsciente d’information : c’est là que ça se trouve, suivez la piste ! Tant est si bien qu’aujourd’hui des scientifiques travaillent ardemment pour évaluer si la quantité d’énergie dégagée par ce type de combustion serait suffisante pour alimenter une voiture ou d’autres machineries lourdes.

Voir l’article Yahoo

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Couteuses interrogations…

     Le ministère de l’environnement australien s’apprête à investir près de deux millions d’euros dans l’étude des pertes en eau dues à l’évapotranspiration des végétaux.

Rappelons que l’évapotranspiration inclut la transpiration et la consommation d’eau par la plante, et que globalement, c’est une infime partie de l’eau captée par la plante qui est utilisée pour l’élaboration de la matière végétale. La formation de 100 grammes de cellulose ne requière en effet directement que 55 grammes d’eau mais le végétal doit perdre dans le même temps 100 000 grammes d’eau par transpiration pour ce faire. L’évapotranspiration représente ainsi le deuxième composant le plus important du cycle de l’eau, souvent capable d’absorber à lui tout seul jusqu’à 90% des précipitations d’une zone données. 

A partir des résultats de ces études, il sera donc possible aux gestionnaires australiens de proposer des couvertures végétales et cultures mieux adaptées aux conditions hydriques locales. Sans doute aussi d’améliorer la base de connaissance relative aux effets de la déforestation sur le schéma des précipitations intérieures, et par voie de conséquence d’informer les autorités publiques sur l’origine des sécheresses récurrentes qui frappent ce pays.

Une occasion également à  saisir pour les exportateurs australiens de denrées agricoles, cela afin d’évaluer les quantités d’eau très importantes qui quittent le pays via ce commerce. Certains des éléments du rapport « hidden water , fev2007» de l’ONG Britannique Waterwise illustrent d’ailleurs assez précisément ce point.

Par exemple, produire un kilogramme d’orange requière 175 litres aux USA, 530 en Australie. Autrement dit, une seule orange australienne contient donc virtuellement 530 litres d’eau. Première conclusion, regrettable pour un pays sec, la productivité de l’eau australienne est faible sur l’orange. Deuxième conclusion, si une partie de cette eau est rendue aux écosystèmes australiens par évapotranspiration, une autre est vendue à l’étranger.

Or aujourd’hui, beaucoup de cess gros exportateurs d’eau virtuelle sont touchés par des sécheresses qui viennent ralentir leur économie, alors même que leurs balances extérieures hydriques sont largement déficitaires. L’Australie représente ainsi à elle seule 7% des 1 000 milliards de mètres cubes d’eau virtuelle circulant chaque année entre les différents pays du globe.

Nations' embedded water exports and imports

Actualités de la ressource en eau dans -> ACTUS image004

PS : Sur les cinq dernières années, le prix de l’eau domestique a augmenté en moyenne de 27% aux Etats-Unis, 32% en Angleterre, 45% en Australie, 50% en Afrique du Sud, 58% au Canada. Le gouvernement australien investit à l’heure actuel plus 1.6 milliards de dollars sur quelques 3400 projets lié à la préservation de la ressource en eau, pour une valeur globale estimée autour des 4.6 milliards $.

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L’eau c’est aussi l’énergie, et ses déchets…

     Au Nevada, une récente décision de justice vient de s’opposer à la mise en place d’un centre d’enfouissement des déchets nucléaires. La raison ? La réalisation de ce dernier aurait nécessité 30 millions de m3 d’eau à puiser dans les réserves souterraines locales rien que pour le forage des sites de test. Le département américain de l’énergie devra donc aller chercher son eau par-delà les frontières du Nevada s’il souhaite poursuivre ce projet.

Article du Los Angeles Times

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