Archive mensuelle de mars 2007

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Fragments d’un langage de l’eau (partie2)

De la conquête au conflit…

Fragments d'un langage de l’eau (partie2) dans -> NOTIONS D'ECOLOGIE image00114

     Il n’est sur terre nul territoire dont la géographie ne soit marquée du travail de l’eau, nul organisme qui ne possède au cœur de ses cellules la marque de la mer primitive qui l’a vu naître, nul processus de « fabrication » n’incluant cet élément.

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Vu sous cet angle, l’eau nous apparaît tel un « personnage », une super puissance naturelle aux multiples visages et dont la présence recouvre l’ensemble de nos échanges vitaux (environnement, social, économie..). Un véritable créateur de mondes, physiques comme économiques ou poétiques. Et l’eau ne cesse de devenir, toujours en transit d’une forme à l’autre, tantôt se regroupe, tantôt se sépare sous l’influence des prélèvements, du travail des animaux, des plantes et minéraux, de sorte que « les verres d’eau ont les mêmes passions que les océans » pour Victor Hugo. Masse unique aux multiples visage.

« Je ne regarde plus dans les yeux de la femme que je tiens dans mes bras, mais je les traverse à la nage, tête bras et jambe en entier, et je vois que derrière les orbites de ces yeux s’étend un monde inexploré, monde des choses futures… » Henry Miller, tropique du Capricorne.

C’est cette force de cohésion, cette unité première (ou passion commune), que chaque forme de vie a du apprendre à briser pour s’en extraire très lentement, l’emportant avec soi.  Les neuf dixièmes de son histoire, la vie n’a pas quitté l’eau. Et dans cette drôle de conquête de l’élément, les organismes vivants ont du élaborer des stratagèmes de capture et surtout de conservation parmi les plus complexes. Mécanismes toujours limités au niveau individuel par le coût énergétique de telles opérations métaboliques (boire, assimiler, réguler, évacuer…). Ainsi 40% de l’énergie des plantes est utilisée pour la transpiration, pour boire, autant d’énergie qu’elle ne met pas ailleurs (coût d’opportunité).

     A cette conquête « individuelle » succède une conquête sociale de l’eau, à mesure que certaines formes de vie ont pu et su s’organiser collectivement afin de minimiser les coûts (prélèvement, stockage).

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Plusieurs espèces de fourmis du désert appelées « fourmis à miel » ont développé une méthode originale de survie lors des longues sécheresses. A la première averse, les fourmis récoltent des plantes éphémères un surplus de nectar qu’elles stockent en gavant certains individus. Dénommés « pots à miel » ceux-ci s’accrochent au plafond de la fourmilière et servent de véritable réservoir d’eau vivant (jusqu’à 10 mois) pour le reste de la colonie.

En divisant et spécialisant le travail, on multiplie les capacités de travail du groupe bien au delà de la simple addition des puissances isolées de ses membres. Or pour l’homme, le surplus énergétique est aujourd’hui tel (encore principalement du fait de la conquête des énergies fossiles) qu’il permet d’aller bien au-delà des besoins vitaux et de développer tant des usages esthétiques (les jardins de l’Alhambra…) que le pire des gaspillages (on estime à 40% les fuites moyennes affectant les réseaux urbains dans le monde…).

Dans le processus de développement de l’espèce humaine, cette conquête de l’eau par une maîtrise collective de la ressource tient une place première. A nous qui vivons aujourd’hui sur les épaules de mondes anciens, nous avons peut-être oublié que les premières civilisations[1] étaient bien plus dépendantes de l’eau que nous ne le sommes aujourd’hui du pétrole, de l’électron ou du silicium. L’agriculture irriguée a permis à l’homme de s’établir durablement sur un territoire mettant fin à sa forme nomade de chasseur cueilleur, ce que lui avait déjà permis la conquête d’un autre acteur socil : le feu. L’accroissement démographique des peuplements, dont certains diraient que les effets d’échelle ont pu aboutir jusqu’à l’apparition de l’écriture, n’a pu se faire qu’avec le développement de l’irrigation, le transport passif des matières par voies maritime, l’énergie hydraulique…. Constituant ainsi les bases de notre monde tel que nous le connaissont, ultérieurement complété des dernière couches nées de l’imprimerie, de la machine à vapeur, de l’électronique, de la cybernétique.

« L’eau est la chose la plus nécessaire à l’entretien de la vie, mais il est aisé de la corrompre. Car pour la terre, le soleil, les vents, ils ne sont point sujets à être empoisonnés, ni détournés, ni dérobés, tandis que tout cela peut arriver à l’eau, qui, pour cette raison, a besoin que la loi vienne à son secours. Voilà la loi que je propose: Quiconque aura corrompu l’eau d’autrui, eau de source ou eau de pluie ramassée, en y jetant certaines drogues, ou l’aura détournée en creusant, ou enfin dérobée, le propriétaire portera sa plainte devant les astronomes et fera lui-même l’estimation du dommage. Et celui qui sera convaincu d’avoir corrompu l’eau, outre la réparation du dommage, sera tenu de nettoyer la source ou le réservoir conformément aux règles prescrites par les interprètes, suivant l’exigence des cas ou des personnes » (Platon, Les lois, livre VII 400 a. JC).

     En nous diversifiant, en gagnant en capacité de travail, nous sommes aujourd’hui moins vulnérable aux variations de la ressource mais demeuront tout aussi dépendant de sa simple disponibilité. Autrement dit nous continuons de nous appuyer, certes avec moins de visibilité, sur les recettes des mondes anciens. Si illusion du progrès il y a, elle est peut-être précisément là, dans l’oubli. Pour boire, manger ou se laver nous avons tout autant besoin de l’eau que le Romain ou le Mésopotamien. A ce sujet, il est assez notable de constater combien la crainte, née du développement de la Chine et de l’Inde, est l’une des rares occasions nous poussant à revisiter l’historique et les sources de notre propre développement. Bien souvent sur le mode de la paille et de la poutre.

Il n’était peut être pas « prévu » dans le programme de l’évolution, à penser qu’il en existe un, de voir une espèce telle que l’homme émerger de sorte à absorber une telle part de l’environnement disponible. Nous avons accès aujourd’hui à un tel surplus énergétique du fait du travail de nos machine (1 tracteur = combien de chevaux = combien d’esclave ?), que presque rien ne vient limiter nos capacités de capture et de conservation. Et la conquête devient conflit, étouffement et uniformisation.

Voilà précisement ce que Jean-Marc Jancovici appelle le « saut de puissance » qui fait que contrairement à la goutte d’eau, nous n’avons plus besoin de prendre la forme sociale qui minimiserait les dépenses énergétiques du groupe. Précisément du fait de la domestication des énergies fossiles dans le passage d’un monde de la mécanique « froide » à un monde de la thermodynamique « chaude ».

Ainsi d’après ses calculs si un être humain au travail consomme de l’ordre de 4 à 5 kWh par jour et restitue 0,05 à 0,5 kWh d’énergie mécanique, avec 1 euro, je m’achète 1 litre d’essence qui contient à peu près 10 kWh d’énergie, soit l’équivalent de la consommation nécessaire au travail de 2 « esclaves » sur une journée complète. L’application la plus parlante concerne la mécanisation agricole où « tracteurs et autres moissonneuses-batteuses dans l’agriculture représente la mobilisation de 20 esclaves employés à nourrir un Français. » Sur les mêmes bases, 26 équivalents esclaves sont nécessaires à nos déplacements quotidiens !

Suite…Fragments d’un langage de l’eau (partie3)


[1] Les civilisations hydrophiles (Egypte, Mésopotamie…)

Fragments d’écologie urbaine

http://www.dailymotion.com/video/VOcQjrJm56o4gaaTo

Que penser d’un troupeau de 4 roues motrices se rassemblant au crépuscule autour d’un point d’essence ?

« On voit bien que le plan d’immanence, le plan de Nature qui distribue les affects, ne sépare pas du tout des choses qui seraient dites naturelles et des choses qui seraient dites artificielles. L’artifice fait complètement-partie de la Nature, puisque toute chose, sur le plan immanent de la Nature, se définit par des agencements de mouvements et d’affects dans lesquels elle entre, que ces agencements soient artificiels ou naturels. » Gilles Deleuze, Spinoza, philosophie pratique.

Entendu et lu sur le web : écosophie, écologie des pratiques et mode d’existence

Entendu et lu sur le web : écosophie, écologie des pratiques et mode d'existence dans -> CAPTURE de CODES : image0019

Boite à outils avec Valérie Marange : les recettes de l’éco.

« Notre point de départ dans ce cheminement est l’invitation à penser, à pratiquer un renouvellement de la pensée, que contient un petit ouvrage de Félix Guattari paru en 1989 : Les trois écologies. L’écologie y devient plurielle, et c’est là que ça nous intéresse, car elle se propose d’élargir son regard non seulement à l’environnement et à ce qu’on appelle couramment « la nature », mais aussi aux constructions sociales et aux processus mentaux. »
Ecouter en ligne: 
http://cst.collectifs.net/IMG/mp3/doc-94.mp3 

Ecosophie ou barbarie par Valérie Marange :

« L’écologie politique est aujourd’hui arrivée à un point de développement important, qui ne lui confère pourtant qu’une efficace très réduite. On l’observe par exemple dans le domaine des émissions de CO2, qui n’ont reculé depuis Tokyo que dans la CEI, pour cause de désastre économique. Cette impuissance de l’action politique conduit certains observateurs à la conclusion que le levier réside aujourd’hui, non pas dans une fallacieuse « démocratie économique», mais dans les modes de vie et les aspirations culturelles. Le niveau d’émission de CO2, de production de déchets en général dépendent bien sur des stratégies du marché (flux tendus par exemple) et des politiques de transports mais aussi des habitudes de consommation, des comportements face au travail, des modes d’habitats, des satisfactions trouvées dans la vitesse, etc. Si la pensée écologiste nous a appris l’importance des « externalités », négatives ou positives, ressources minières ou ressources humaines pour l’économie « restreinte », il n’est pas impossible que la surdétermination la plus forte, aujourd’hui, soit du coté des externalités subjectives, c’est à dire des mentalités. Les valeurs économiques sont comme toutes les valeurs, elles dépendent du crédit qu’on leur accorde, comme on le voit avec les phénomènes d’ »euphorie » ou de « panique » boursière. D’autre part, le mouvement capitalistique lui-même dépend de plus en plus des productions immatérielles, autrement dit des affects de ses opérateurs, qu’elle s’efforce de capter, comme on le voit très bien dans la « nouvelle économie », qui est en partie une récupération des énergies bénévoles investies dans le développement de l’Internet. Il y a donc des enchainements permanents entre environnement physique, économique mais aussi affectif et mental, et qui font que nous ne pouvons plus séparer, comme le faisaient les marxistes, les infrastructures matérielles des superstructures idéologiques. Et la question pratique la plus urgente pour la politique écologiste pourrait donc être de travailler, plus que les leviers du pouvoir au sens restreint, ceux de la micro-politique des valeurs, des affects et des façons de vivre. A une économie élargie, il faudrait donc faire correspondre une politique et une écologie élargies. »
Lire la suite de l’article en ligne : http://cst.collectifs.net/article.php3?id_article=95

Boite à outils avec Isabelle Stengers : agencements collectifs et écologie des pratiques.

http://www.dailymotion.com/video/unlJ1nkF2hgy6o825

« Valérie Marange nous a introduit à l’écologie en tant que science ou art des agencements, vigilance envers les interactions entre les vivants qui tout à la fois composent un milieu et s’y construisent. Avec elle, nous avons vu que l’écosophie promeut cette ambition au-delà des problématiques environnementales, pour tenter d’irriguer les pratiques sociales et les phénomènes mentaux. Enfin, nos interrogations sur ce qu’on peut appeler « l’écologie des pratiques », celles des interventions politiques et publiques comme celles des manières de produire un groupe, une lutte, un milieu, ont commencé à se décliner sous la forme de recettes. Isabelle Stengers se consacre elle aussi à la mise au jour d’une écologie des pratiques, dont l’exigence nous stimule d’autant plus qu’elle s’exerce par rapport à d’autres entreprises humaines : les disciplines scientifiques. Ecologique, le travail qu’engage ici la philosophe se dépouille dès lors de tout regard en surplomb, de toute tentation d’ordonnancement ou de hiérarchisation entre les sciences modernes. A même les territoires, les comportements et les narrations qui font les sciences, la démarche d’Isabelle Stengers relève et requiert les occasions qui font puissance. Ces moments où chaque membre d’un collectif à visée scientifique, au même titre que ceux de groupes plus explicitement politiques ou artistiques, dans leur processus commun d’élaboration, prend appui sur ce qui ne vient pas de soi seulement pour penser ce qui ne va pas de soi. Les possibles qui compliquent, les situations grosses de dissensus, les points de bascule porteurs d’énoncés nouveaux. »
Ecouter en ligne : 
http://cst.collectifs.net/IMG/mp3/stengers03dec.mp3

L’avenir de la ressource en eau

     Le World Water Council dans son rapport « l’eau: l’affaire de tout le monde » de la série « vision mondiale pour l’eau » dresse différents scénarii relatifs à l’avenir de la ressource. Partant du fait que les principales forces qui drivent l’utilisation de la ressource en eau peuvent soit s’atténuer ou se durcir, en ce qu’elles sont elles-mêmes liées à de nombreuses tendances interdépendantes au sein d’un système complexe, divers scénarii sont proposés à partir des variables d’ajustement que sont : le progrès technologique, le niveau des investissements des secteurs publics et privés, les valeurs et modes de vie.

Les schémas suivant sont issus du chapitre 3 de la publication - l’avenir de l’eau – et ne concernent que le scénario « business as usual » concernant :

  • le stress hydrique (prélèvement sur quantité renouvelable de la ressource),
  • la rareté de l’eau (pénurie physique ou économique),
  • la production de nourriture (exprimé en termes d’eau virtuelle, nous mangeons 500 fois plus d’eau par jour que nous n’en buvons!)

Stress hydrique

L’avenir de la ressource en eau dans -> ACTUS image0017image0023 dans Ressource en eau 

Rareté de l’eau

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Déficit en céréale

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Film reportage sur la gestion globale de la ressource en eau

http://www.dailymotion.com/video/4t1KB0G64kZ7U86LB

Voir les autres productions des « Biefs du Pilat » : http://www.dailymotion.com/video/x15f8f_reportage-biefs-du-pilat

Lire un article AgoraVox sur « les modifications du Cycle de l’eau et du climat sont comme la poule et l’oeuf » par le président de l’Association des biefs du Pilat : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=19723 et un second sur « la gestion globale de l’eau » : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=1296

 

 

 

Tâtonnements

     Si comme nous le pensons la question écologique admet une multitude d’expressions, notre champ d’action est alors un vaste spectre allant du domaine scientifique le plus « dur » jusqu’à la fonction artistique « correctrice » de Bateson. Contrairement à ce que voudrait nous laisser croire la communication d’urgence médiatico-simpliste, bien plus que de diluer un message, multiplier les points de vue sur un ensemble complexe ne peut que participer à enrichir les débats et ouvrir des portes d’accès aux différentes subjectivités qui composent nos société.

Une fois dit que l’écologie peut-être vue, sous un certain angle, comme un certain art de composer des rapports avec son environnement, il paraît possible d’imagner que ces même rapports puissent être transposés, explorés indépendamment de leurs termes. Autrement dit envisager qu’il existe une écologie des idées ou des affects comme de l’herbe. Et voilà qui serait bien une formidable occasion d’inspirations nouvelles. Dès lors comment mettre en perspective « artistique » certains des concepts de l’écologie ? Commençons simplement par un commencement et tâtonnons joyeusement. La vidéo qui suit pourrait être un point de départ : écosystèmes d’ambiance flous, tonalités affectives diverses, contextualisation de formes, ligne musicale de synthèse nécessaire, bruits hasardeux…

http://www.dailymotion.com/video/30tscaJU5W4VX9RMn

Synthèse d’étape

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      Depuis le démarrage de ce blog nous avons essayé de contribuer à ce que pourrait être un discours écologique « étendu », une méthode ou mode de pensée encore à constituer et diffuser, cela à partir des divers fragments de nos connaissances actuelles.

A ce stade il convient sans doute de synthétiser certaines des sélections que nous avons pu faire et qui constituent quelques unes des armes à la lutte nécessaire contre toute forme d’anthropocentrisme. Ce dernier, entendu comme la projection perpétuelle de la cosmologie humaine sur le vivant ou le non vivant, est sans doute le premier adversaire à abattre sur notre chemin.

Dans son article « du risque « naturel » à la catastrophe urbaine : Katrina« , François Mancebo, professeur des universités – aménagement-géographie, nous rappelle que : « l’environnement, loin d’une transcendance s’imposant d’elle-même, est construit culturellement par les sociétés. Il importe, en effet, de ne pas confondre les notions d’écosystèmes et d’environnement. Si les écosystèmes existent per se, avec leurs flux de matière, d’énergie et d’information plus ou moins régulés selon des lois biophysiques et biochimiques, l’environnement est la manifestation de la manière dont l’humanité négocie sa survie au sein de ces écosystèmes. L’Homme se fait une représentation des écosystèmes qu’il habite et la nomme « environnement » à partir des usages dont les ressources écosystémiques sont l’objet (prélèvements (utilisation de l’air, des eaux, des minéraux), apports (pollution), modifications de structure (habitat, transports)) (Mancebo F., 2006). Définir son environnement participe ainsi de la territorialisation de l’espace. En tant que tel, il s’agit d’un processus relationnel où groupes sociaux et personnes se confrontent ou s’associent pour l’usage, sinon le contrôle, des ressources. Pour cette raison, ce que les sociétés humaines perçoivent de leur environnement résulte d’un travail de négociation et d’interprétation du réel (Raffestin C., 1986). »

Avec Bateson, nous avons vu que l’homme ne pouvait avoir qu’une conscience partielle des phénomènes; une vison trop projective de la vie qu’il est possible de « corriger » : « mais, si l’art, comme je l’ai suggéré précédemment à une fonction positive, consistant à maintenir ce que j’ai appelé « sagesse », modifier, par exemple, une conception trop projective de la vie, pour la rendre plus systémique, alors la question à poser à propos d’une œuvre d’art devient : quelles sortes de corrections, dans le sens de la sagesse, sont accomplies par celui qui crée ou qui « parcourt» cette œuvre d’art ? » 

Avec Monod, une démonstration du rôle central que tient le hasard dans l’évolution biologique : « le hasard seul est à la source de toute nouveauté, de toute création dans la biosphère. Le hasard pur, le seul hasard, liberté absolue mais aveugle, à la racine même du prodigieux édifice de l’évolution »

Avec Uexküll, une représentation du monde animal où « chaque espèce vit dans un monde unique, qui est ce qui lui apparaît  déterminé par son organisation propre […] rien que quelques signes comme des étoiles dans une nuit noire immense ». 

Avec Guattari, l’articulation nécessaire entre l’écologie environnementale pour les rapports à la nature et à l’environnement, l’écologie sociale pour les rapports au « socius », aux réalités économiques et sociales, l’écologie mentale pour les rapports à la psyché, la question de la production de la subjectivité humaine : « les formations politiques et les instances exécutives paraissent totalement incapables d’appréhender cette problématique dans l’ensemble de ses implications. Bien qu’ayant récemment amorcé une prise de conscience partielle des dangers les plus voyants qui menacent l’environnement naturel de nos sociétés, elles se contentent généralement d’aborder le domaine des nuisances industrielles et, cela, uniquement dans une perspective technocratique, alors que, seule, une articulation éthico-politique, que je nomme écosophie, entre les trois registres écologiques, celui de l’environnement, celui des rapports sociaux et celui de la subjectivité humaine, serait susceptible d’éclairer convenablement ces questions. »

En conséquence et d’un point de vue pratique, si le changement climatique nous apparaît comme un élément de contexte général indéniable, nous soulignons l’importance concrète des thématiques de l’eau et de la biodiversité. S’adresser à ces thématiques clés en priorité nous permettrait d’absorber au mieux les impacts attendus du changement climatique.

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